Les 7 merveilles du monde,
  auteur inconnu

 

Un professeur demanda à ses élèves : faites-moi une liste de ce que vous considérez comme les 7 merveilles du monde.
La majorité des élèves écrit sur sa liste :

  • Les grandes pyramides d’Égypte
  • Le Taj Mahal
  • Les jardins suspendus de Babylone
  • La basilique Saint Pierre
  • La grande muraille de chine.
  • Le grand canyon
  • L’empire state building

D’autres avaient noté :

  • Le colisée de Rome
  • Le Machu Picchu au Pérou
  • La tour Eiffel ou la statue de la liberté.

Alors que le professeur ramassait les listes des élèves, une élève n’avait pas terminé la sienne. Le professeur lui demanda si elle éprouvait de la difficulté à choisir.
L’élève lui répondit : « oui, je n’arrive pas à me décider, il y en a tellement. »
Le professeur proposa : « dis-nous ce que tu as trouvé, nous pourrons t’aider à faire ton choix. »
La jeune fille hésita puis commença sa lecture.
« Je crois que les 7 merveilles du monde sont :

  • Le toucher
  • Le goût
  • La vue
  • L’ouïe

Elle hésita puis ajouta encore :

  • Les sentiments
  • Le rire
  • L’Amour »

Les choses les plus précieuses de la Vie ne peuvent s’acheter ou se quantifier encore moins se monnayer.

Toutes ces choses que nous ne remarquons plus tellement elles sont simples et ordinaires sont en réalité des merveilles.

 

 

 

Prière indienne sur la mort

 

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,

Laissez-moi partir.

J’ai tellement de choses à faire et à voir.

Ne pleurez pas en pensant à moi,

Soyez reconnaissant pour les belles années.

Je vous ai donné mon amitié,

Vous pouvez seulement deviner le bonheur que vous m’avez apporté.

Je vous remercie de l’amour que chacun m’avez démontré.

Maintenant il est temps de voyager seul.

Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.

La confiance vous apportera réconfort et consolation.

Nous serons séparés pour quelque temps.

Laissez les souvenirs apaiser vos douleurs,

Je ne suis pas loin et la vie continue.

Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai

Même si vous ne pouvez pas me voir ou me toucher, je serai là.

Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement

La douceur de l’amour que j’apporterai.

Et quand il sera temps pour vous de partir,

Je serai là pour vous accueillir.

Absent de mon corps, présent avec Dieu.

 

 

Et si nous avions davantage peur de notre lumière que de notre noirceur ?!

 

Extrait du discours prononcé par Nelson Mandela lors de son intronisation à la présidence de la République de l’Afrique du Sud, 1994 (écrit par une femme : Marianne Williamson).

 

Nous sommes tous voués à briller… nous sommes tous des étoiles, il nous suffit d’y croire pour laisser notre lumière briller.

« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.

Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.

C’est notre propre lumière  — et non pas notre obscurité —  qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question :  « Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? »

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?

Vous êtes un enfant de Dieu !

Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde.

L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres.

Nous sommes tous voués à briller comme le sont les enfants.

Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.

Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus ; elle est en chacun de nous et, au fur et à mesure

que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. 

En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »

 

 

Les 3 passoires

 

Un petit conte pour ne pas juger autrui.  Et parler avec bienveillance et justesse.

Quelqu’un vient un jour trouver Socrate, le grand philosophe de la Grèce antique, et lui dit :

« Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?
— Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j’aimerais te faire passer un test, celui des 3 passoires :
— Les 3 passoires ?
— Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des 3 passoires.
La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
— Non. J’en ai simplement entendu parler…
— Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité.
Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?
— Ah non ! Au contraire.
— Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain si elles sont vraies.
Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité. Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?
— Non. Pas vraiment.
— Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ? »

 

 

Bonjour mon corps

Jacques Salomé

source : Femme Sacrée Divina

C’est à toi que je veux dire aujourd’hui combien je te remercie de m’avoir accompagné si longtemps sur les chemins de ma vie.
Je ne t’ai pas accordé l’intérêt, l’affection ou plus simplement le respect que tu mérites.

Souvent, je t’ai même maltraité, matraqué de reproches violents, ignoré par des regards indifférents, rejeté avec des silences pleins de doutes. Tu es le compagnon dont j’ai le plus abusé, que j’ai le plus trahi.

Et aujourd’hui, au mi-temps de ma vie, un peu ému, je te redécouvre avec tes cicatrices secrètes, avec tes lassitudes, avec tes émerveillements et tes possibilités.

Je me surprends aujourd’hui à t’aimer, mon corps, avec des envies de te câliner, de te choyer ou te donner du bon.

J’ai envie de te faire des cadeaux uniques, de dessiner des fleurs et des rivières sur ta peau, de t’offrir du Mozart, de te donner les rires du soleil et de t’introduire aux rêves des étoiles.

Tout cela à la fois dans l’abondance et le plaisir. Mon corps, je te suis fidèle. Oh, non pas malgré moi, mais dans l’acceptation profonde de ton amour.

Oui, j’ai découvert que tu m’aimais, mon corps.
Que tu prenais soin de moi, que tu respectais ma présence.
Combien de violences as-tu affrontées pour me laisser naître, pour me laisser être, pour me laisser grandir avec toi !

Combien d’accidents as-tu traversés pour me sauver la vie !
Mon corps, maintenant que je t’ai rencontré, je ne te lâcherai plus. Nous irons jusqu’au bout de notre vie commune… et quoi qu’il arrive, nous vieillirons ensemble.

 

 

S’engager à créer ce que je souhaite

 

Un texte de Goethe sur la notion fondamentale de l’engagement personnel afin que joue la magie de la vie !
« Aide-toi et le ciel t’aidera », en quelque sorte…

Tant qu’on ne s’est pas engagé, persistent l’hésitation, la possibilité de se retirer et toujours aussi dès qu’il s’agit de prendre des initiatives ou de création, (créer).

Cela nous maintient dans une certaine inefficacité.

Il y a une vérité élémentaire dont l’ignorance tue quantité d’idées et de projets magnifiques :

dès l’instant où l’on s’engage totalement, la Providence bouge aussi.

Toutes sortes de choses se produisent qui viennent à l’aide de celui qui s’est mis sur sa voie, alors qu’elles ne se seraient jamais révélées autrement.

Toute une série d’événements découlant de cette décision se mettent au service de l’individu, aplanissant les incidents imprévus, favorisant des rencontres et l’assistance matérielle que l’on n’aurait jamais osé rêver d’obtenir.

Quoi que vous puissiez faire,

Quoi que vous rêviez de faire,

entreprenez-le !

L’audace donne du génie, de la puissance et de la magie.

Mais commencez maintenant !

Johan Wolfgang von Goethe

 

 

2 contes sur la responsabilité de chacun :

 

Une mésange s’adresse à une colombe :
— Sais-tu le poids d’un flocon de neige ?
Et la colombe de répondre :
— Oh, pas grand chose ! ça pèse moins que rien, un flocon.
— Oui, moi aussi, je le croyais. Mais l’autre jour, j’étais sur la branche du sapin quand il a commencé à neiger.
Tout doucement, une petite neige tranquille, dans un silence molletonné.
Je me suis mise à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me trouvais, comme ça, par désœuvrement…
J’en ai compté 3 868 938.
Bien sûr, je commençais à avoir du mal à me concentrer, mes yeux piquaient, et ça s’embrouillait un peu dans ma tête, mais je me rappelle bien : 3 868 938. Oui, c’est ça.
Et bien, quand le 3 868 939e flocon est tombé sur la branche, même si ça ne pèse rien, un flocon, moins que rien comme tu dis, eh ! bien, figure-toi que la branche a cassé !!! Incroyable, non ?!!
 
 
 

Ajoutez à cela l’histoire du colibri que Pierre Rabhi aime à raconter :

Dans une forêt en feu, les animaux fuient en tous sens.
Seul un colibri, inlassablement, va à la rivière remplir son petit bec, puis au brasier y déposer sa goutte.
Un pélican aperçoit son manège et l’interpelle :
« Tu es fou, colibri, tu crois vraiment éteindre un incendie avec tes petites becquées ?!! tu vois bien que cela ne sert à rien ! »
« Oui, je sais » répond le colibri, « mais je fais ma part… »

 

 

Le secret du bonheur, selon Richard Gere (source inconnue)

 

Il existe un exercice puissant, assez simple, que j’ai commencé à utiliser il y a de nombreuses années.

Lorsque sur mon chemin, je rencontre soit une personne, un animal ou même un insecte, la première pensée qui me vient est : « Je vous souhaite le bonheur »  « Je te souhaite du bonheur. »

Cela change complètement ce qui se passe entre vous et cette personne. Je dis cela par expérience personnelle.

Quand vous rencontrez un ennemi, quand vous vous trouvez face à une situation difficile inattendue, cela est difficile, très difficile. Et à ce stade, vous voyez comment cette émotion négative apparaît…

Avant qu’elle n’envahisse votre être entier, vous avez le temps de la changer…

Vous verrez les choses telles qu’elles sont, soit quelqu’un dans l’ignorance, la colère… mais pas vous !

Laissez l’amour transformer votre vis-à-vis.

« JE TE SOUHAITE DU BONHEUR ! »

 

 

 

Le credo optimiste

 

Je promets…

D’être si fort que rien ne puisse troubler ta paix d’esprit.

De parler de santé, de bonheur et de prospérité à chaque personne que tu rencontres.

De faire ressentir à tous tes amis qu’il y a quelque chose de valeur en eux.

De regarder le beau côté de chaque chose et de vivre ton optimisme.

De ne penser qu’au meilleur, de ne travailler que pour le meilleur et de n’attendre que le meilleur.

D’être tout aussi enthousiaste pour le succès des autres que pour le tien.

D’oublier les erreurs du passé et de te concentrer sur les plus grandes réalisations à venir.

D’avoir l’air de bonne humeur en tout temps et de donner un sourire à chaque créature vivante que tu rencontres.

De consacrer tellement de temps à t’améliorer que tu n’aies plus de temps pour critiquer les autres.

D’être trop grand pour l’inquiétude, trop noble pour la colère, trop fort pour la peur et trop heureux pour tolérer les ennuis.

De penser du bien de toi et de proclamer ce fait au monde, non pas à voix forte mais par de grandes actions.

De vivre avec la foi que le monde entier est de ton côté, aussi longtemps que tu demeureras fidèle au meilleur qui est en toi.

 Christian-D. Larson, 1912 (1874-1954), professeur et écrivain américain de la Nouvelle Pensée.

 

 

L’écho de la vie, auteur inconnu

 

Les lois de la nature s’appliquent à chacun des aspects de ma vie. Ma vie n’est pas une coïncidence : c’est le reflet de ce que je pense et fais !

Un père et son fils se promenaient en montagne. Soudain, le fils tombe, se fait mal et crie: « AAAhhhhhhhhh!!! »
A sa grande surprise, il entend une voix qui répète, dans la montagne : « AAAhhhhhhhhh!!! »
Curieux, il demande: « Qui es-tu? »
Il reçoit pour toute réponse: « Qui es-tu? »
Agacé par cette réponse, il crie: « Peureux! » Et entend: « Peureux! »
Alors il regarde son père et demande : « Qu’est-ce qui se passe, papa? » 
Le père sourit et répond: « Mon fils, écoute bien, maintenant. »
Et il crie vers la montagne: « Je t’admire! »
La voix répond: « Je t’admire! »
Il crie encore: « Tu es merveilleux ! »
La voix répond: « Tu es merveilleux! »
Le garçon est surpris mais ne comprends toujours pas.
Alors le père explique : « Les gens le nomment ECHO, mais on peut aussi l’appeler la Vie VIE. Cela te renvoie tout ce que tu dis ou fais. La Vie te  rend toujours ce que tu offres. Notre vie est simplement le miroir de nos actions. Si tu veux plus d’amour dans le monde, commence par en avoir plus dans ton coeur.
Si tu veux que ton équipe soit plus performante, commence par être plus performant.
Si tu veux plus de respect et de compréhension, donne plus de de respect et de compréhension.
Cela marche pour tout dans notre vie. La vie te rendra tout ce que tu lui donneras. » 

 

 

Les yeux de l’Âme, anonyme

Deux hommes malades occupaient la même chambre d’hôpital.
Un des deux hommes pouvait s’asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d’évacuer les fluides de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre.
L’autre homme devait passer des journées couché sur son dos.
Les hommes parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, leurs maisons, leurs emplois, leur participation dans le service militaire et où ils avaient été en vacances.
Et chaque après-midi, quand l’homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il pouvait voir dehors.
L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et couleurs du  monde extérieur. De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants naviguaient leurs bateaux modèles. Les jeunes amoureux marchaient bras sous bras parmi des fleurs de chaque couleur de l’arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et une belle vue de la ville pouvait être vue dans la distance.
Pendant que l’homme près de la  fenêtre décrivait tout ceci dans le détail exquis, l’homme de l’autre côté de la chambre fermait ses yeux et imaginait la scène pittoresque.
Lors d’un bel après-midi, l’homme près de la fenêtre décrit une parade qui passait par là. Bien que l’autre homme ne pouvait pas entendre l’orchestre, il pouvait la voir avec l’oeil de son imagination tellement son compagnon l’a dépeint avec des mots descriptifs.
Les jours et les semaines passèrent.
Un matin, l’infirmière de jour est arrivée pour apporter l’eau pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, qui est mort paisiblement dans son sommeil.
Elle était attristée et appela les préposés pour prendre son corps. Dès qu’il senti que le temps était approprié, l’autre homme demanda s’il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre.
L’infirmière était  heureuse de le transférer et après s’être assurée qu’il était confortable, elle le laissa seul.
Lentement, péniblement, il se monta vers le haut sur un coude pour jeter son premier coup d’oeil dehors.
Enfin il aurait la joie de le voir lui-même. Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit.
Tout ce qu’il vit, ce fut un mur.
L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé avait décrit de si merveilleuses choses.
L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. Elle dit: « Peut-être, a-t-il juste voulu vous encourager. »

Epilogue…

Il y a un bonheur énorme à rendre d’autres heureux, en dépit de nos propres situations.
La peine partagée est la moitié de la douleur, mais le bonheur une fois partagé, est doublé.
Si vous voulez vous sentir riche, vous n’avez qu’à compter toutes les choses que vous avez que l’argent ne peut pas acheter.
Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi il s’appelle le présent.

 

 

La gestion des cailloux

 

Jacques Duquette

Un magnifique texte pour prendre conscience de nos « véritables » besoins et leurs accorder la première place dans notre vie !

Un jour, un vieux professeur de l’Ecole Nationale d’Administration Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur l’organisation efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n’avait donc qu’une heure pour « passer sa matière ». Debout, devant ce groupe d’élites (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : « Nous allons réaliser une expérience ».

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot de verre de plus de quatre litres qu’il posa délicatement en face de lui.

Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot.

Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ». Tous répondirent : « Oui ». Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment ? ». Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient remplit de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux jusqu’au fond.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ». Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L’un d’eux répondit : « Probablement pas ! ». « Bien » répondit le vieux prof. Il se pencha de nouveau et cette fois sortit de sous la table un seau de sable.
Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.

Encore une fois, il demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? »

Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent : « Non ! ».

« Bien ! » répondit le vieux prof. Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord.

Le prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? »

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : « Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ».

« Non » répondit le vieux prof, « Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer par la suite ». Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : « Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Votre santé ? Votre famille ? Vos amis ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Se relaxer ? Prendre le temps ? Ou tout autre chose ? ».

Et il ajouta : « Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon, on risque de ne pas réussir sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments de sa vie.

Alors, n’oubliez pas de poser à vous-même la question : « Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ?  Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot ».

D’un geste amical de la main, le vieux prof salua son auditoire et lentement quitta la salle.

 

 

Mon couple intérieur

 

Mon corps est une Demeure.
En moi cohabitent un homme et une femme.
Chaque jour, à chaque instant, ce couple cherche l’équilibre…

La femme qui vit en moi est consciente de ce que je suis profondément, de ma vraie Nature.
Elle murmure à l’oreille de son homme les secrets de mon être : mes qualités, mes limites, mes envies sincères, mes aspirations…
Elle est reliée à tous les secrets du Vivant, sans notion de temps ou d’espace.
Elle sait.

L’homme qui vit en moi est à l’écoute de sa femme et exprime les connaissances qu’elle lui révèle.
Il sait comment adapter ce que je suis au monde extérieur
car il est conscient de mon environnement et il a l’esprit d’analyse et d’adaptation.
Il agit.

Parfois, chacun d’eux oublie qu’il/elle ,n’est pas seul(e) à vivre dans cette demeure.
Ils oublient parfois de se parler, ou choisissent de ne pas entendre l’autre.
Alors je ressens sans réussir à agir, ou bien j’agis sans savoir pourquoi, sans motivation profonde, sans respect pour ce que je suis réellement.

Mais lorsque tous les deux se retrouvent, se parlent et s’écoutent,
j’accomplis de grandes choses car je suis relié à la Vérité, à ma Nature profonde.
J’exprime et j’agis en conscience et en plein accord avec mon environnement.
Je suis sincère avec Moi-même, tout l’Univers s’accorde alors pour me laisser être ce que je choisis d’être.

Texte de Julien Fihey, sur www.femininsacre.com

 

 

Lâcher prise : être dans l’accueil du moment : conte, auteur anonyme

 

Comment lâcher-prise ? Un conte nous le dit : accepter l’alternance des événements sans les juger !
Être dans l’accueil de ce qui vient car tout est juste, rien n’est hasard.
Tout dépend du regard que l’on porte sur les événements, chance ou malchance…
Au jour succède la nuit, et à la nuit le jour…

Il y avait, dans un village, un homme très pauvre qui avait un très beau cheval. Le cheval était si beau que les Seigneurs du château voulaient le lui acheter, mais il refusait toujours.
« Pour moi, ce cheval n’est pas un animal, c’est un ami. Comment voulez-vous vendre un ami ? » demandait-il.
Un matin, il se rend à l’écurie et le cheval n’est plus là.
Tous les villageois lui disent : « On te l’avait bien dit ! Tu aurais mieux fait de le vendre. Maintenant, on te l’a volé… quelle malchance ! »
Le vieil homme répond :
« Chance, malchance, qui peut le dire ? »
Tout le monde se moque de lui.
Mais 15 jours plus tard, le cheval revient, avec toute une horde de chevaux sauvages. Il s’était échappé, avait séduit une belle jument et rentrait avec le reste de la horde.
« Quelle chance ! » disent les villageois.
Le vieil homme et son fils se mettent au dressage des chevaux sauvages.
Mais une semaine plus tard, son fils se casse une jambe à l’entraînement.
« Quelle malchance ! » disent ses amis. « Comment vas-tu faire, toi qui es déjà si pauvre, si ton fils, ton seul support, ne peut plus t’aider ! »
Le vieil homme répond :
« Chance, malchance, qui peut le dire ? »
Quelque temps plus tard, l’armée du Seigneur du pays arrive dans le village, et enrôle de force tous les jeunes gens disponibles.
Tous… sauf le fils du vieil homme, qui a la jambe cassée.
« Quelle chance tu as, tous nos enfants sont partis à la guerre, et toi tu es le seul à garder avec toi ton fils. Les nôtres vont peut-être se faire tuer… »
Le vieil homme répond : « Chance, malchance, qui peut le dire ? »

« Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté.
Le mécontentement apporte la pauvreté même dans la richesse.»  Confucius

 

      

 

Écoute ce que je ne dis pas, je t’en prie

 

Ne sois pas trompé par mon visage, car je porte mille masques

Et aucun n’est mon vrai Moi

N’en sois pas trompé, je t’en prie

Je te donne l’impression d’être sûr de moi,

Plein de confiance et de tranquillité,

Que je n’ai besoin de personne.

Ne me crois pas.

Sous ce masque, il y a le vrai moi confus, craintif, isolé.

C’est pour cela que je me crée un masque pour me cacher, pour me protéger du regard qui voit,

Et pourtant ce regard est précisément mon salut.

A condition que je l’accepte, s’il contient de l’amour,

C’est la chose qui peut me libérer

Des murs de la prison que j’ai moi-même élevés.

J’ai peur de ne valoir rien, de n’être que bon à rien,

Et que tu le verrais et me rejetterais.

Alors commence la parade des masques.

Je bavarde avec toi,  je te dis tout ce qui n’est rien,

Et rien de ce qui m’est tout et qui pleure en moi.

S’il te plaît, écoute soigneusement et essaye d’entendre ce que je ne dis pas.

J’ai vraiment envie d’être sincère, vrai, spontané, d’être moi-même,

Mais il faut que tu m’aides. Il faut que tu me tendes la main.

Chaque fois que tu es bienveillant, doux, encourageant,

Chaque fois que tu t’efforces de comprendre par véritable intérêt,

Mon cœur a des ailes, des ailes très faibles, mais enfin des ailes.

Par ta sympathie, ta puissance de compréhension,

Toi seul peut me libérer de l’ombre de mon incertitude,

De ma prison solitaire.

Cela n’est pas facile pour toi, car plus tu m’approches, plus je me défends.

Mais on me dit que l’amour est plus fort que les murs des prisons,

C’est en ceci qu’est mon espoir, mon seul espoir.

Essaye, je t’en prie, de faire tomber ces murs d’une main ferme, mais douce, car un enfant est sensitif.

Qui suis-je, me demandes-tu ?

Je suis quelqu’un que tu connais très bien,

Car je suis chaque homme, chaque femme que tu rencontres,

Et je suis aussi toi-même. 

Source inconnue

 

 

La vraie nature du bonheur (extrait choisi)

 

[…] L’homme moderne considère le bonheur comme quelque chose de tout à fait distinct de l’individu et de tout à fait extérieur à lui. Voilà qui prend une extrême gravité. […] Si le bonheur est quelque chose en moi et que je ne le rencontre pas, à qui puis-je m’en prendre, sinon à moi-même ? Personne n’a pu me tromper, personne me contraindre, personne m’opprimer ; moi seul je suis donc responsable de mes infortunes et de mes mécomptes. Mon bonheur était en ma possession, il ne dépendait que de moi ou de le créer, ou de le conserver.
C’est donc volontairement que par mes actes j’ai maintenu ou détruit ce droit inné en tout homme. Si le bonheur est une chose purement intérieure, quoi qu’il m’arrive, la justice est satisfaite ; mais s’il est une chose extérieure, la question prend un aspect bien différent. Je puis me considérer en toute occasion comme lésé, si je ne l’atteins pas.
Tout obstacle est une injustice, puisque cet obstacle m’empêche de franchir la distance qui me sépare de mon bien légitime. Ce bien m’est extérieur ; force m’est donc d’aller le chercher et de poser la main sur lui, ce que je n’aurais pas à faire, s’il ne dépendait que des mouvements de mon être intime, et alors qui donc a le pouvoir de m’arrêter ?
Le moindre retard est un déni de justice, la moindre entrave un acte illégal, tout ce qui se dresse devant moi m’est ennemi. J’ai le droit d’accuser tout le monde, sauf moi-même, de mes infortunes.
Vous voyez d’ici les conséquences ; vos lois me sont une gêne, je les foule aux pieds ; vos institutions me sont un fardeau, j’en débarrasse mes épaules en les jetant à terre ; la révolte devient ainsi le plus légitime des sentiments et le plus sacré des droits. […]

Qui croirait qu’il y ait tant de choses et de si terribles dans cette simple proposition philosophique d’aspect si bénin : le bonheur est extérieur à l’individu et ne dépend pas de sa volonté et de ses efforts ? […]

Au contraire, si le bonheur est une chose intérieure, de pareils dangers n’existent pas, car alors l’individu, seul est responsable. Aussi est-ce vers cette opinion plutôt que vers la précédente que les sages ont penchée de tout temps. Des deux opinions, elle est en effet la moins aventureuse et celle qui contient certainement la plus grande part de vérité. […]

Emile Montégut, Essais de Morale et de Littérature, Revue des Deux Mondes, 15 décembre 1864

 

 


L
e bonheur

 

Si tu ne trouves pas le bonheur,
c’est peut-être que tu le cherches ailleurs…
Ailleurs que dans tes souliers.
Ailleurs que dans ton foyer.

Selon toi, les autres sont plus heureux.
Mais, toi, tu ne vis pas chez eux.
Tu oublies que chacun a ses tracas.
Tu n’aimerais sûrement pas mieux leur cas.

Comment peux-tu aimer la vie
si ton coeur est plein d’envie,
si tu ne t’aimes pas,
si tu ne t’acceptes pas ?

Le plus grand obstacle au bonheur, sans doute,
c’est de rêver d’un bonheur trop grand.
Sache cueillir le bonheur au compte-gouttes:
ce sont de toutes petites qui font les océans.

Ne cherche pas le bonheur dans tes souvenirs.
Ne le cherche pas non plus dans l’avenir.
Cherche le bonheur dans le présent.
C’est là et là seulement qu’il t’attend.

Le bonheur, ce n’est pas un objet
que tu peux trouver quelque part hors de toi.
Le bonheur, ce n’est qu’un projet
qui part de toi et se réalise en toi.

Il n’existe pas de marchands de bonheur.
Il n’existe pas de machines à bonheur.
Il existe des gens qui croient au bonheur.
Ce sont ces gens qui font eux-mêmes leur bonheur.

Si, dans ton miroir, ta figure te déplaît,
à quoi te sert de briser ton reflet ?
Ce n’est pas ton miroir qu’il faut casser.
C’est toi qu’il faut changer !

Charles-Eugène PLOURDE, Une lumière sur mes pas, Trois-Rivières, 2003

 

 

 

La trace sur le sable

 

Ce texte existe en plusieurs versions françaises. Je vous en propose une version.

 

Une nuit, j’ai fait un rêve.
Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur.
Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte,
la mienne et celle du Seigneur.

L’idée me vint – c’était un songe –
que chacun de nos pas représentait un jour de ma vie.
Je me suis arrêté pour regarder en arrière.
J’ai vu toutes ces traces qui se perdaient au loin.
Mais je remarquai qu’en certains endroits,
au lieu de deux empreintes, il n’y en avait plus qu’une.

J’ai revu le film de ma vie.
O surprise !
Les lieux de l’empreinte unique
correspondaient aux jours les plus sombres de mon existence.
Jours d’angoisse ou de mauvais vouloir ;
jours d’égoïsme ou de mauvaise humeur ;
jours d’épreuve et de doute ;
jours intenables…
jours où, moi aussi, j’avais été intenable.

Alors, me tournant vers le Seigneur, j’osai lui faire des reproches :
– Tu nous as pourtant promis d’être avec nous tous les jours !
Pourquoi n’as-tu pas tenu ta promesse ?
Pourquoi m’avoir laissé seul aux pires moments de ma vie ?
Aux jours où j’avais le plus besoin de ta présence ?

Mais le Seigneur m’a répondu :
– Mon ami, les jours où tu ne vois qu’une trace de pas sur le sable,
ce sont les jours où, moi, je t’ai porté.

Adhemar de Barros   

 

 

Credo de la paix

Je suis coupable de guerre
quand j’exerce orgueilleusement mon intelligence
au détriment de mes frères humains.

Je suis coupable de guerre
quand je déforme les opinions des autres
lorsqu’elles diffèrent des miennes.

Je suis coupable de guerre
quand je ne tiens pas compte
des droits et des possessions des autres.

Je suis coupable de guerre
quand je convoite
ce qu’un autre a honnêtement acquis.

Je suis coupable de guerre
quand je cherche à maintenir la supériorité de ma position
en privant les autres de leurs opportunités d’avancement.

Je suis coupable de guerre
si je m’imagine que ma famille
et moi-même devons être privilégiés.

Je suis coupable de guerre
si je crois qu’un héritage me donne le droit
de monopoliser les ressources de la nature.

Je suis coupable de guerre
quand je crois que les autres
doivent penser et vivre comme je le fais.

Je suis coupable de guerre
quand je fais dépendre le succès dans la vie,
de la force, de la réputation et de la richesse.

Je suis coupable de guerre
quand je pense que la conscience des gens
devrait être soumise par la force plutôt que suivre la raison.

Je suis coupable de guerre
quand je crois que le Dieu que je conçois
est celui que les autres doivent admettre.

Je suis coupable de guerre
quand je pense que le pays qui a vu naître quelqu’un
doit nécessairement être le lieu où il doit passer sa vie.

Ralph Maxwell Lewis

 

 

 

Si

 

 

Si tu crois qu’un sourire est plus fort qu’une arme,
Si tu crois à la puissance d’une main offerte,
Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui divise,
Si tu crois qu’être différent est une richesse et non pas un danger,
Si tu sais regarder l’autre avec un brin d’amour,
Si tu préfères l’espérance au soupçon,
Si tu estimes que c’est à toi de faire le premier pas, plutôt qu’à l’autre,

Si le regard d’un enfant parvient encore à désarmer ton coeur,
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin,
Si l’injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis,
Si pour toi l’étranger est un frère qui t’est proposé,
Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour,
Si tu acceptes qu’un autre te rende service,

Si tu partages ton pain et que tu saches y joindre un morceau de ton coeur,
Si tu crois qu’un pardon va plus loin qu’une vengeance,
Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse,
Si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre ton temps et lui garder ton sourire,
Si tu sais accepter la critique et en faire ton profit, sans la renvoyer et te justifier,

Si tu sais accueillir et adopter un avis différent du tien,
Si pour toi l’autre est d’abord un frère,
Si la colère est pour toi une faiblesse, non une preuve de force,
Si tu préfères être lésé que faire tort à quelqu’un,

Si tu refuses qu’après toi ce soit le déluge,
Si tu te ranges du côté du pauvre et de l’opprimé sans te prendre pour un héros,
Si tu crois que l’Amour est la seule force de dissuasion,
Si tu crois que la Paix est possible,

… Alors la Paix viendra.

Pierre Guilbert

 

 

                           Et si cétait la dernière fois...

 

                                              Et si c’était la dernière fois que tu voyais,
tu regarderais avec une telle attention
que ton regard d’un seul coup d’oeil embrasserait tout l’horizon.

Et si c’était la dernière fois que tu marchais,
tu poserais tes pieds avec tant de douceur et de légèreté
qu’ils deviendraient des ailes et tu pourrais voler.

Et si c’était la dernière fois que tu respirais,
tu humerais l’air avec un tel allant
que tu te trouverais vivant jusqu’à la fin des temps.

Et si c’était la dernière fois que tu t’éveillais,
ce moment d’ultime conscience aurait tellement de force et de clarté
qu’il éclairerait tes nuits jusqu’à l’éternité.

Et si c’était la dernière fois que tu pensais,
la plus vulgaire de tes pensées s’auréolerait de tant d’innocence
qu’elle te conduirait jusqu’à la source : au pays du silence.

Et si c’était la dernière fois que de la solitude tu souffrais,
tu serais si reconnaissant de connaître l’absence
que tu percevrais le parfum de l’éternelle présence.

Et si c’était la dernière fois que tu jugeais,
tu serais si confus de ce penchant coupable
que tu verrais le beau au sein du condamnable.

Et si c’était la dernière fois que tu te remémorais les bons moments et les mauvais,
tu remercierais si fort de les avoir connus
que tu verrais les fils entre les deux tendus.

Et si c’était la dernière fois que tu créais,
ton inspiration serait si féconde
que tu pourrais comprendre l’origine du monde.

Et si c’était la dernière fois que tu aimais,
tu glorifierais l’instant avec un tel zèle
qu’il emplirait ton coeur à jamais d’amour universel.

Et si c’était la dernière fois que tu riais,
ton esprit tant se dilaterait
qu’au mirage du petit « je » jamais plus ne se prendrait.

Et si c’était la dernière fois que face à toi-même tu te trouvais,
tu rentrerais tant dans ce jeu de miroir
que tu pourrais percer le secret de ton histoire.

Et si c’était la dernière fois que tu lisais
les mots au fond de toi prendraient âme et corps
et donneraient naissance à l’Etre que tu n’es pas encore.

Si tu fais toute chose avec autant de passion,
d’attention et d’amour que si c’était la dernière fois,
alors, ce sera la première fois où tu SERAS.

Gérard Bellebon

 

 

 

 

Règles pour être (s) humain (s)

 


Un corps t’a été donné.
Tu peux l’aimer ou le détester, mais ce sera le tien pour toute la durée de cette vie.

Tu vas apprendre des leçons. Tu es inscrit(e) dans une école informelle à plein temps appelée «Vie ». Chaque jour tu auras l’occasion d’apprendre des leçons dans cette école. Tu pourras aimer les leçons, ou penser qu’elles sont idiotes ou sans pertinence.

Il n’y a pas de fautes, seulement des leçons. La croissance est un processus d’essai et erreur : l’expérimentation. Les expériences « ratées » font tout autant part du processus que celles qui réussissent.

Une leçon sera répétée jusqu’à ce quelle soit apprise. Une leçon te sera présentée sous diverses formes, jusqu’à ce que tu l’apprennes. Quand tu l’auras apprise, tu pourras passer à la leçon suivante.

Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n’y a pas de partie de «Vie» qui ne contienne de leçon. Si tu es en vie, il y a des leçons à apprendre.

« Ailleurs » n’est pas meilleur qu’ « ici ». Quand ton « ailleurs » est devenu « ici », tu obtiens à nouveau un autre « ailleurs » qui a son tour te semblera meilleur qu’ « ici ».

Les autres sont essentiellement des miroirs de toi-même. Tu ne peux aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que tu aimes ou que tu détestes en toi.

Ce que tu fais de ta « Vie » dépend de toi. Tu as tous les outils, toutes les ressources dont tu as besoin. Ce que tu en fais dépend de toi. Le choix t’appartient.

Tes réponses sont en toi. Les réponses aux questions de la « Vie » sont en toi. Tout ce qu’il te faut, c’est regarder, écouter et faire confiance.

A mesure que tu t’ouvres à cette confiance, tu te souviendras de plus en plus de tout ceci.

Gitta Mallasz , Dialogue avec l’ange.

 

 

Le miroir

 

Jamais vous ne pourrez vous voir vous-même dans un miroir. Un miroir peut être utile à votre toilette, voire indispensable, mais ce n’est pas dans un miroir que vous trouverez la révélation de vous-même. Vous ne pouvez pas vous regarder priant dans un miroir, vous ne pouvez pas vous voir comprenant dans un miroir. Votre vie profonde, celle par laquelle vous vous transformez vous-même, c’est une vie qui s’accomplit dans un regard vers l’autre.

Dès que le regard revient vers soi, tout l’émerveillement reflue et devient impossible. Quand on s’émerveille, c’est qu’on ne se regarde pas. Quand on prie, c’est qu’on est tourné vers un autre ; quand on aime vraiment, c’est qu’on est enraciné dans l’intimité d’un être aimé. Il est donc absolument impossible de se voir dans un miroir autrement que comme une caricature si l’on prétendait y trouver son secret.

La vie profonde échappe à la réflexion du miroir ; elle ne peut se connaître que dans un autre et pour lui. Quand vous vous oubliez parce que vous êtes devant un paysage qui vous ravit, ou devant une oeuvre d’art qui vous coupe le souffle, ou devant une pensée qui vous illumine, ou devant un sourire d’enfant qui vous émeut, vous sentez bien que vous existez, et c’est même à ces moments-là que votre existence prend tout son relief, mais vous le sentez d’autant plus fort que justement l’événement vous détourne de vous-même.
C’est parce que vous ne vous regardez pas que vous vous voyez réellement et spirituellement, en regardant l’autre et en vous perdant en lui. C’est cela le miracle de la connaissance authentique. Dans le mouvement de libération où nous sortons de nous-mêmes, où nous sommes suspendus à un autre, nous éprouvons toute la valeur et toute la puissance de notre existence…

Dans ce regard vers l’autre, nous naissons à nous-mêmes.

Maurice Zundel

 

 

Tablette du juste

Sois généreux dans la prospérité, et dans l’adversité ne cesse de rendre grâces. Mérite la confiance de ton prochain, et ne lui montre jamais qu’un visage amical et souriant.

Sois le trésor du pauvre, admoneste le riche, réponds à la plainte du nécessiteux et garde la sainteté de tes promesses.

Sois équitable en ton jugement et réservé dans tes paroles. Ne sois injuste envers personne, et montre à tous une douceur parfaite.

Sois une lampe pour ceux qui marchent dans les ténèbres, une consolation pour les affligés, une mer pour ceux qui ont soif, un refuge pour ceux qui sont dans la détresse, un soutien et un défenseur des victimes de l’oppression. Que la droiture et l’intégrité marquent tous tes actes.

Sois un foyer pour l’étranger, un baume pour ceux qui souffrent, une forteresse pour les fugitifs, des yeux pour les aveugles, un phare pour les égarés.

Sois une parure pour le visage de la vérité, une couronne sur le front de la fidélité, un pilier du temple de la rectitude, un souffle de vie pour le corps de l’humanité, un drapeau des armées de la justice, un flambeau qui brille à l’horizon de la vertu, une rosée pour le sol desséché du coeur humain, une arche sur l’océan de la connaissance, un soleil dans le ciel de la bonté, une gemme au diadème de la sagesse, une lumière qui brille au firmament de ta génération, un fruit de l’arbre d’humilité.

Baha’u’llah

 

 

 

Petites Béatitudes

 

Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes :
ils n’ont pas fini de s’amuser.

Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d’une taupinière :
il leur sera épargné bien des tracas.

Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d’excuses :
ils deviendront sages.

Bienheureux ceux qui regardent où ils mettent le pied :
ils éviteront bien des désagréments.

Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter :
ils en apprendront des choses nouvelles !

Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux :
ils seront appréciés de leur entourage.

Bienheureux ceux qui sont attentifs à l’appel des autres sans toutefois se croire indispensables :
ils seront semeurs de joie.

Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses :
vous irez loin dans la vie.

Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace :
votre route sera ensoleillée.

Heureux êtes-vous si vous êtes capable de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d’autrui, même si les apparences sont contraires :
vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.

Bienheureux ceux qui pensent avant d’agir et qui prient avant de penser :
ils éviteront bien des bêtises.

Heureux êtes-vous si vous savez vous taire et sourire, même lorsqu’on vous coupe la parole, même lorsqu’on vous contredit ou vous marche sur les pieds :
  l’Évangile commence à pénétrer votre coeur.

Bienheureux surtout vous qui savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez :
vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.

Joseph Folliet

 

 

 

 

Comment être heureux

 

  1. Décide d’être heureux. Apprends à trouver du plaisir dans les choses simples.

  2. Tire le meilleur parti possible de tes situations. Nul ne possède tout et tout le monde a une certaine tristesse mêlée aux plaisirs de la vie. Le secret consiste à rire plus qu’on ne pleure.

  3. Sois indulgent avec toi-même. Ne te prends pas trop au sérieux. Et ne crois pas que tu dois être protégé des malheurs qui frappent les autres.

  4. Ne te soucie pas des critiques. Tu ne peux plaire à tout le monde.

  5. Fixe tes propres normes et tes propres buts. Sois toi-même et explore tes propres limites.

  6. Fais ce que tu aimes faire, mais sans t’endetter.

  7. Ne cherche pas les ennuis. Les fardeaux imaginaires sont plus lourds à porter que les vrais.

  8. Débarrasse-toi de tes rancœurs. La haine, l’envie et la colère te rongeront de l’intérieur.

  9. Multiplie tes intérêts. Si tu ne peux voyager, parcours le monde par tes lectures.

  10. Ne te laisse pas terrasser par les regrets. Surmonte tes tristesses et tes erreurs et ne conserve que les leçons utiles qu’elles t’ont apprises.

  11. Fais ce que tu peux pour les gens moins fortunés que toi.

  12. Tiens-toi occupé. Quiconque est très occupé n’a pas le temps d’être malheureux.

Robert Louis Stevenson, 1850-1894

 

 

 

Le décalogue de la sérénité

 

 

1. Rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de vivre ma journée sans chercher à résoudre le problème de toute ma vie.

2. Rien qu’aujourd’hui, je prendrai le plus grand soin de me comporter et d’agir de manière courtoise ; je ne critiquerai personne et je ne prétendrai corriger ou régenter qui que ce soit, excepté moi-même.

3. Aujourd’hui je serai heureux, rien qu’aujourd’hui, sur la certitude d’avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l’autre monde, mais également dans celui-ci.

4. Rien qu’aujourd’hui je consacrerai dix minutes à une bonne lecture en me rappelant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps , de même la bonne lecture est nécessaire à la vie de l’âme.

5. Rien qu’aujourd’hui, je ferai une bonne action et je n’en parlerai à personne.

6. Rien qu’aujourd’hui, j’accomplirai au moins une chose que je n’ai pas du tout envie de faire, et si on m’offense, je ne le manifesterai pas.

7. Rien qu’aujourd’hui, je me plierai aux circonstances, sans prétendre que celles-ci cèdent à tous mes désirs.

8. Rien qu’aujourd’hui, j’établirai un programme détaillé de ma journée. Je ne m’en acquitterai peut-être pas entièrement, mais je le rédigerai. Et je me garderai de deux calamités: la hâte et l’indécision.

9. Rien qu’aujourd’hui, je croirai fermement – même si les circonstances attestent le contraire – que la Providence de Dieu s’occupe de moi comme si rien d’autre n’existait au monde.

10. Rien qu’aujourd’hui, je n’aurai aucune crainte. Et tout particulièrement, je n’aurai pas peur d’apprécier ce qui est beau et de croire à la bonté.

Je suis en mesure de faire le bien pendant douze heures, ce qui ne saurait me décourager, comme si je me croyais obligé de le faire toute ma vie durant.

Pape Jean XXIII

 

 

Quatre belles leçons de vie (source « aubonheurdetous.com »)

 

Première leçon importante : La femme de ménage

Durant mon deuxième mois au collège, notre professeur nous a donné un petit examen surprise. J’étais un étudiant consciencieux et j’ai répondu aisément à toutes les questions jusqu’à ce que je lise la dernière question :
– Quel est le prénom de la femme de ménage de l’école ?

Il s’agissait certainement d’une blague. Je l’avais rencontrée plusieurs fois. Elle était grande, cheveux foncés et dans la cinquantaine, mais comment j’aurais pu savoir son nom ? J’ai remis mon examen en laissant la dernière question sans réponse. Juste avant la fin du cours, un étudiant a demandé si la dernière question comptait pour la note de l’examen.
– Absolument, a répondu le professeur. Durant vos carrières, vous allez rencontrer beaucoup de gens. Ils sont tous importants. Ils méritent tous votre attention et vos soins, même s’il s’agit simplement d’un sourire et d’un bonjour.

Je n’ai jamais oublié cette leçon. J’ai aussi appris qu’elle s’appelait Dorothée.

 

Deuxième leçon importante : L’aide sous la pluie

Dans la soirée, vers 23h30, une femme âgée noire se tient le long d’une autoroute de l’Alabama tentant de se protéger de la pluie battante. Son auto est tombée en panne et elle a désespérément besoin d’un transport. Détrempée, elle décide de demander l’aide de la prochaine voiture qui passe. Un jeune homme blanc s’arrête pour lui porter secours, situation très peu courante dans les années 1960 troublées de conflits raciaux. Le jeune homme l’amène en sécurité, l’aide à trouver du secours et lui procure un taxi.

Elle a l’air très pressée, mais prend le temps de noter son adresse et le remercie.

Sept jours plus tard, on vient cogner à la porte du jeune homme. A sa grande surprise, on lui livre une télévision couleur grand format. Une note y est attachée. Elle dit :
« Merci beaucoup de m’avoir porté secours sur l’autoroute l’autre jour. La pluie avait transpercé non seulement mes vêtements mais aussi mon esprit. Puis vous êtes arrivé. Grâce à vous, j’ai pu me rendre au chevet de mon mari mourant juste avant qu’il ne rende l’âme. Dieu vous bénisse pour m’avoir aidé et pour votre dévouement pour les autres. Bien à vous, Mme Nat King Cole. »
( Nat King Cole est un pianiste de jazz très célèbre, décédé le 15 février 1965)

 

Troisième leçon importante : Pensez toujours à ceux qui servent

A l’époque où un sundae de crème glacée coûtait beaucoup moins, un petit garçon de 10 ans entre dans le café d’un hôtel et s’assoit à une table. Une serveuse dépose un verre d’eau devant lui.
– Madame, c’est combien pour un sundae de crème glacée ? demande-t-il.
– 50 cents, répond la serveuse.

Le petit garçon sort la main de sa poche et se met à examiner la monnaie qu’elle contient.
– Bien, combien pour un simple plat de crème glacée ? demande-t-il.

A ce moment il y a des gens qui attendent pour une table et la serveuse commence à perdre patience.
– 35 cents, répond-elle sèchement.
– Je vais prendre le plat de crème glacée, dit-il.

La serveuse lui apporte sa crème glacée, dépose l’addition sur la table et s’en retourne. Le garçon finit sa crème glacée, paie à la caisse et s’en va.

Quand la serveuse revient, elle a la larme à l’oeil en nettoyant la table : Bien placé au côté du plat vide, il y a 15 cents. Le petit garçon ne pouvait pas prendre le sundae parce qu’il devait lui rester suffisamment de monnaie pour laisser un pourboire…

 

Quatrième leçon importante : Donner quand ça compte

Il y a plusieurs années, quand je travaillais comme bénévole dans un hôpital, j’ai connu une petite fille qui s’appelait Lize. Elle souffrait d’une sérieuse maladie rare. Le seul espoir qu’elle s’en remette semblait être qu’elle reçoive une transfusion sanguine de son petit frère de 5 ans qui avait miraculeusement survécu à la même maladie et avait développé les anti-corps requis pour la combattre.

Le médecin expliqua la situation au petit frère et lui demanda si il serait prêt à donner son sang à sa soeur. Je l’ai vu hésiter un instant avant de prendre une grande respiration et répondre :
– Oui je vais le faire si c’est pour la sauver.

Au cours de la transfusion, il était étendu dans un lit au côté de sa soeur et il a souri, comme nous tous, quand il a vu sa soeur reprendre des couleurs. Puis il a pâli et son sourire s’est fané. Il a levé les yeux vers le médecin et lui a demandé d’une voix tremblante :
– Est-ce que je vais commencer à mourir tout de suite ?

Étant jeune, le petit garçon avait mal compris le médecin ; il croyait qu’il devait donner à sa soeur tout son sang pour la sauver.

 

 

 

Comment sont les gens ?

conte du Moyen-Orient

 

Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient.

Un jeune homme s’approcha et lui dit :
– Je ne suis jamais venu ici ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?

Le vieil homme lui répondit par une question :
– Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?
– Égoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir, dit le jeune homme.

Le vieillard répondit:
– Tu trouveras les mêmes gens ici.

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question.
– Je viens d’arriver dans la région ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?

Le vieille homme répondit de même :
– Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?
– Ils étaient bons et accueillants, honnêtes; j’y avais de bons amis; j’ai eu beaucoup de mal à la quitter, répondit le jeune homme.
– Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme.

Un marchand qui faisait boire ses chameaux non loin de là avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme se fut éloigné, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche :
– Comment peux-tu donner 2 réponses complètement différentes à la même question posée par 2 personnes ?
– Celui qui ouvre son coeur change aussi son regard sur les autres, répondit le vieillard. Chacun porte son univers dans son coeur.

 

 

Veuxtu simplement mécouter ?

 

Quand je te demande de m’écouter
et que tu commences à me donner des conseils,
je n’ai pas de réponse à ma demande.

Quand je te demande de m’écouter
et que tu commences à me dire pourquoi je ne devrais pas ressentir cela,
je ne me sens pas respecté.

Quand je te demande de m’écouter
et que tu commences à vouloir faire quelque chose pour résoudre mon problème,
je ne me sens pas aidé, aussi étrange que cela puisse paraître.

Écoute, tout ce que je te demande, c’est que tu m’écoutes.
Non pas que tu parles ou que tu fasses quelque chose :
je te demande simplement de m’écouter.

Les conseils sont bon marché.
Pour deux euros, j’aurai dans le même journal
le courrier du cœur et mon horoscope.

Je veux agir par moi-même, je ne suis pas impuissant,
peut-être un peu découragé ou hésitant,
mais non impotent.

Quand tu fais quelque chose pour moi,
que je peux et ai besoin de faire moi-même,
je me sens dévalorisé et je ne progresse pas.

Mais quand tu acceptes comme un simple fait
que je ressente ce que je ressens (peu importe la rationalité),
je peux arrêter de chercher à te convaincre,
et je peux essayer de commencer à comprendre
ce qu’il y a derrière mes sentiments apparemment irrationnels.

Lorsque je vois clair, les réponses deviennent évidentes
et je n’ai pas besoin de conseil.

Les sentiments qui semblaient irrationnels deviennent intelligibles
quand nous comprenons ce qu’il y a derrière.

Peut-être est-ce pour cela que la prière marche, parfois, car Dieu ne parle pas.
Il ne donne pas de conseils à ceux qui n’en demandent pas.
Il n’essaye pas d’arranger les choses sans se soucier de ma liberté.

Alors, s’il te plaît, écoute-moi.
Et quand tu voudras que je t’écoute, demande-le-moi et je t’écouterai.

Auteur anonyme indien

 

 

Quand lui, quand moi

 

Quand lui n’achève pas son travail,
je me dis, il est paresseux.
Quand moi, je n’achève pas mon travail,
c’est que je suis trop occupé, trop surchargé.

Quand lui parle de quelqu’un,
c’est de la médisance.
Quand je le fais,
c’est de la critique constructive.

Quand lui tient à son point de vue,
c’est un entêté.
Quand moi je tiens à mon point de vue,
c’est de la fermeté.

Quand lui prend du temps pour faire quelque chose,
il est lent.
Quand moi je prends du temps pour faire quelque chose,
je suis soigneux.

Quand lui est aimable,
il doit avoir une idée derrière la tête.
Quand moi je suis aimable,
je suis vertueux.

Quand lui est rapide pour faire quelque chose,
il bâcle.
Quand moi je suis rapide pour faire quelque chose,
je suis habile.

Quand lui fait quelque chose sans qu’on le lui dise,
il s’occupe de ce qui ne le regarde pas.
Quand moi je fais quelque chose sans qu’on me le dise,
je prends des initiatives.

Quand lui défend ses droits,
c’est un mauvais esprit.
Quand moi je défends mes droits,
je montre du caractère.

Pierre Descouvemont, Guide des difficultés de la vie quotidienne

 

 

Les multiples visages

 

Vous voyez beaucoup d’étoiles dans le ciel, la nuit, mais vous ne les y trouvez plus quand le soleil se lève ; pouvez-vous dire qu’il n’y a pas d’étoiles dans le ciel, le jour ? Ainsi, O homme ! parce que tu ne contemples pas Dieu aux jours de ton ignorance, ne dis pas qu’il n’existe pas de Dieu.

De même que la même eau matérielle est appelée de noms différents par les différents peuples, l’un la nommant water, l’autre eau, un troisième agua, et un autre pani, de même l’unique Sat-Chi-Ananda, l’éternelle béatitude intelligente, est invoquée par les uns ou par les autres comme Dieu, Allah, Jehovah, Hari ou Brahma.

De même que l’on peut monter au sommet d’une maison en s’aidant d’une échelle, d’un bambou, d’un escalier ou d’une corde, de même sont diverses les voies et les manières d’approcher Dieu, et toutes les religions du monde montrent l’une de ces voies.

Les différentes croyances ne sont que divers sentiers pour atteindre le Tout-Puissant. Il y a des voies différentes qui conduisent au temple de ta dévotion. De même, il y a diverses voies qui conduisent à la maison du Seigneur. Toute religion n’est qu’un de ces sentiers qui mènent à Dieu.

Sri Ramakrishna, 1836-1886

 

 

Ma relation avec to

 

TOI et MOI vivons une relation que j’estime et que je veux sauvegarder.

Chacun de nous demeure cependant une personne distincte ayant ses propres besoins et le droit de les satisfaire. Je veux respecter ton droit de choisir tes propres croyances et d’établir tes propres valeurs même si elles diffèrent des miennes.

Lorsque tu me parles de tes problèmes, je veux t’écouter pour te comprendre et t’aider à découvrir tes propres solutions plutôt que de répondre des miennes.

Lorsque ma façon d’agir t’empêche de satisfaire tes besoins, je t’encourage à me dire ouvertement et sincèrement ce que tu ressens; alors je t’écoute et j’essaie de modifier mon comportement.

Lorsque ta façon d’agir m’empêche de satisfaire mes besoins, je t’exprime ouvertement et sincèrement mes sentiments, car j’ai confiance que tu respectes suffisamment mes besoins pour m’écouter et essayer de modifier ton comportement.

Dans les situations où, ni toi et ni moi, ne pouvons changer notre façon d’agir pour permettre à l’autre de satisfaire ses besoins, engageons-nous à résoudre ces inévitables conflits sans recourir au pouvoir pour gagner aux dépends de l’autre. Je respecte tes besoins et je veux aussi respecter les miens. Appliquons-nous à trouver des solutions acceptables pour chacun de nous ; tu peux y satisfaire tes besoins et moi aussi. Personne ne perd, nous y gagnons tous les deux.

Ainsi, nous continuons à nous épanouir l’un et l’autre car nous en retirons, toi et moi, satisfaction. Chacun de nous peut devenir ce qu’il est capable d’être.

Nous poursuivons notre relation dans le respect et l’amour mutuel, dans l’amitié et la paix.

Thomas Gordon

 

 

Nous sommes tous UN (extrait choisi)

 

Au nom de Dieu, le compatissant, le miséricordieux

[…] Nous sommes tous UN.

C’est un message que la race humaine a largement ignoré. L’oubli de cette vérité provoque la haine et la guerre. Pour s’en rappeler, la recette est simple : exercer la compassion et rechercher le bien commun de l’humanité. Si nous pouvions aimer ceux qui nous ont attaqués et chercher à comprendre pourquoi ils ont agi ainsi, quelle serait alors notre réaction ? Et pourtant, si nous réagissons à la haine par la haine, à la rage par la rage, à l’attentat par l’attentat, quel en sera le résultat final ? Voilà les questions qui sont posées à la race humaine aujourd’hui. Voilà les questions que nous avons laissées sans réponses pendant des millénaires. Ne pas y répondre maintenant risque d’éliminer tout besoin d’y répondre à jamais.

Pour mettre un terme à la terreur, le monde a besoin de s’unir en une Humanité qui fait corps : citoyens avec citoyens, nations avec nations, religions avec religions, cherchant réellement la paix universelle parmi tous les hommes.

Que pouvez-vous faire AUJOURD’HUI… à cette minute ? Ce que vous voulez vivre… faites-le vivre aux autres. Si vous voulez vivre en paix, offrez la paix aux autres. Si vous voulez vous sentir en sécurité, donnez aux autres de se sentir en sécurité. Si vous voulez comprendre un peu mieux ce qui vous semble incompréhensible, aidez les autres à comprendre. Si vous voulez guérir de votre propre tristesse et de votre colère, cherchez à guérir la tristesse et la colère des autres. […]

Tiré de http://www.IslamiCity.com, traduit de l’anglais par J.M. Gaudeul (http://www.le-sri.com/Textes.htm)

 

 

Lhomme est lunique auteur du mal

 

C’est l’abus de nos facultés qui nous rend malheureux et méchants. Nos chagrins, nos soucis, nos peines, nous viennent de nous. Le mal moral est incontestablement notre ouvrage, et le mal physique ne serait rien sans nos vices, qui nous l’ont rendu sensible.

N’est-ce pas pour nous conserver que la nature nous fait sentir nos besoins ? La douleur du corps n’est-elle pas un signe que la machine se dérange, et un avertissement d’y pourvoir ? La mort… Les méchants n’empoisonnent-ils pas leur vie et la nôtre ? Qui est-ce qui voudrait toujours vivre ? La mort est le remède aux maux que vous vous faites ; la nature a voulu que vous ne souffrissiez pas toujours. Combien l’homme vivant dans la simplicité primitive est sujet à peu de maux ! Il vit presque sans maladies ainsi que sans passions, et ne prévoit ni ne sent la mort ; quand il la sent, ses misères la lui rendent désirable : dès lors elle n’est plus un mal pour lui. […]

Qui ne sait pas supporter un peu de souffrance doit s’attendre à beaucoup souffrir. Quand on a gâté sa constitution par une vie déréglée, on la veut rétablir par des remèdes ; au mal qu’on sent, on ajoute celui qu’on craint ; la prévoyance de la mort la rend horrible et l’accélère ; plus on la veut fuir, plus on la sent ; et l’on meurt de frayeur durant toute sa vie, en murmurant contre la nature des maux qu’on s’est faits en l’offensant.

Homme, ne cherche plus l’auteur du mal ; cet auteur, c’est toi-même. Il n’existe point d’autre mal que celui que tu fais ou que tu souffres, et l’un et l’autre te vient de toi. […] Ôtez nos funestes progrès, ôtez nos erreurs et nos vices, ôtez l’ouvrage de l’homme, et tout est bien.

Jean-Jacques Rousseau, Émile ou De l’éducation

 

 

Les trois vieillards, conte anonyme

 

Un jour, une femme sort de sa maison et voit trois vieillards avec de longues barbes blanches, assis devant chez elle. Elle ne les reconnaît pas. Elle leur dit :
–  » Je ne pense pas que je vous connaisse, mais vous devez avoir faim. S’il vous plaît, entrez et je vous donnerai quelque chose à manger.  »
–  » Est-ce que l’homme de la maison est là ?  » ont-ils demandé.
–  » Non, il est sorti « , leur répondit-elle.
–  » Alors nous ne pouvons pas entrer  » ont-ils répondu.

En soirée lorsque son mari arrive à la maison, elle lui dit ce qui s’était passé.
–  » Va leur dire que je suis à la maison et invite-les à entrer !  » dit-il à sa femme.

La femme sort et invite les hommes à entrer dans la maison.
–  » Nous n’entrons jamais ensemble dans une maison  » ont-ils répondu.
–  » Et pourquoi ?  » a t-elle voulu savoir.

Un des vieillards lui expliqua :
–  » Son nom est RICHESSE, dit-il en indiquant un de ses amis et, en indiquant l’autre, » lui c’est SUCCÈS et je suis AMOUR. Il a ajouté :
–  » Retourne à la maison et discute avec ton mari pour savoir lequel d’entre nous vous voulez dans votre maison. « 

La femme retourne à la maison et dit à son mari ce qui avait été dit. Son mari était ravi.
–  » Comme c’est agréable !  » dit-il.  Puisque c’est le cas, nous allons inviter RICHESSE. »

Sa femme n’était pas d’accord :
–  » Pourquoi n’inviterions-nous pas SUCCÈS ?  « 

Leur belle-fille, qui était dans une autre pièce, entendit leur conversation. Elle sauta sur l’occasion pour faire sa propre suggestion :
–  » Ne serait-il pas mieux d’inviter AMOUR ?  La maison sera alors remplie d’amour  » !
–  » Tenons compte du conseil de notre belle-fille, dit le mari à sa femme. Sors et propose à AMOUR d’être notre invité. « 

La femme sort et demande aux trois vieillards :
–   » Lequel d’entre vous est AMOUR ? S’il vous plaît, entrez et sois notre invité. « 

AMOUR se lève et commença à marcher vers la maison.  Les deux autres se lèvent aussi et le suivent. Étonnée, la dame demande à RICHESSE et SUCCÈS :
–   » J’ai seulement invité AMOUR. Pourquoi venez-vous aussi ? « 

Les vieillards lui répondirent ensemble :
–   » Si vous aviez invité RICHESSE ou SUCCÈS, les deux autres d’entre nous serions restés dehors. Mais puisque vous avez invité AMOUR, partout où il va nous allons avec lui puisque partout où il y a de l’amour, il y a aussi de la richesse et du succès. » !!!

 

 

 

 

              Lamour change tout

 

Le devoir sans amour nous rend acharné
La responsabilité sans amour nous rend impitoyable
La justice sans amour nous rend dur
La vérité sans amour nous rend critique
L’intelligence sans amour nous rend rusé
La gentillesse sans amour nous rend hypocrite
L’ordre sans amour donne un esprit étroit
L’honneur sans amour nous rend orgueilleux
La possession sans amour nous rend avare
La foi sans amour nous rend fanatique
La vie sans amour est sans valeur

anonyme

 

 

Pin It on Pinterest